Il y a un an et demi, j’écrivais cet article Dys : c’est à la mode. Il y a quelques jours un gentil commentaire arrive sur ce post, pour répondre je relis mon article qui commence à dater et me replonge dans cette partie de ma vie.

Coïncidence ou pas, le lendemain on me dit:

« c’est à la mode, tous les enfants seraient dys, s’ils allaient chez l’orthophoniste, c’est un vrai business ».

 

Coup de poignard en plein cœur,

 

je ne pensais plus entendre cette phrase dans mon entourage. Mais là c’est le père de ma fille, on sortait d’un compte rendu de bilan.

Je mets ça sur le compte du choc de l’annonce, des mots lourds de sens entendus. Mais cela reste dur à entendre pour moi, tous ces a priori sur les dys.

Est-ce qu’on est aussi dur avec tous les parents d’enfants différents, d’enfants qui ne rentrent pas dans les cases, d’enfants handicapés physiques ?

J’essaie d’entendre ce qui ce cache derrière cette phrase, de comprendre la peur de l’enfant différent, je suis passée par là aussi (il ne faut pas que je l’oublie), mais c’est épuisant d’expliquer encore et encore. Il faut d’abord de la pédagogie, ensuite de la pédagogie et encore de la pédagogie.

 

On se justifie aussi

 

C’est peut-être le plus dur, de devoir se justifier sur le fait d’avoir des enfants différents (pourtant on y pas pour grand chose sauf peut-être nos gênes).

Parce qu’élever des enfants différents qui ne rentrent pas dans les cases, c’est tous les jours contourner les obstacles, mettre en place des aménagements, trouver des professionnels compétents, c’est accepter d’avoir des enfants qui n’y arrivent pas, c’est accepter d’avoir des enfants qui fonctionnent différemment (ou à l’envers des autres) et de tout tenter pour comprendre leur propre fonctionnement, c’est aussi avoir des enfants très surprenants (dans le bon sens du terme), car il n’y a pas que du négatif bien au contraire.

Certes ils sont dysférent, ne fonctionnent pas comme les autres, mais ils sont extraordinaires et ça je n’en doute pas une seconde.