Péripéties pour un diplôme

Péripéties pour un diplôme

Il y a un peu plus d’un an, je retournais à l’école.  A l’annonce de mon financement, j’étais pleine d’espoir et d’ambition. Je misais beaucoup sur cette super-formation pour obtenir ce diplôme.

Le chemin n’a pas été aussi facile que je l’imaginais pour obtenir ce titre de chef de projet multimédia. Je n’ai jamais été scolaire, je ne suis jamais rentrée dans le moule de l’élève model. Alors le retour sur les bancs de l’école n’a pas été simple.

J’ai choisi cette formation, séduite par leur promesse d’une pédagogie différente. Je pensais être à ma place. Mais il faut bien le dire une formation professionnelle dans une école, reste une formation très scolaire. Je n’ai pas réussi à me fondre de la masse.

Pour une autodidacte, pas facile d’être dans une salle de classe.
Être franche et directe ne sont pas des atouts non plus, à l’école.

Il aurait fallu pour rentrer dans les cases et réussir scolairement que :

  • J’oublie tout ce que je connaissais déjà
  • Je ferme ma gueule
  • J’accepte de m’ennuyer en cours
  • J’écoute béatement des intervenants pas toujours très compétents

Et tout ça, je ne sais pas le faire. Alors forcément ça ne colle pas avec une place d’élève. Mes atouts dans la vie de tous les jours sont devenus mes faiblesses lors de cette formation.

Alors la première fois,  j’ai raté, j’ai échoué.

Mais j’ai persévéré pour obtenir ce diplôme.

A la session suivante, je me suis représentée à l’examen avec la ferme intention de réussir. Cette fois-ci, je n’ai rien laissé au hasard, Il fallait que je comble mon déficit d’élève modèle, pour rentrer dans la case diplômée.
Alors j’ai bossé non-stop, j’en ai fait plus que demandé. Je me suis entourée de vrais pros, j’ai pris tous les conseils que l’on pouvait me donner, jusqu’au plus anodin et j’ai réussi.

Me voilà diplômé

 

Un grand merci à ceux qui m’ont supporté et apporté une aide précieuse 😉

 

Crise d’ado, merci de revenir dans quelques années !

Crise d’ado, merci de revenir dans quelques années !

Non, Non et encore NON !
Je ne suis pas prête ! Pas si vite, pas encore, pas maintenant, pas la crise d’ado

J’ai beau protester !

Dame nature fait son boulot, sans te demander ton avis.
Et comme ça, un jour, elle décide d’envoyer ses copines les hormones sans prévenir dans le corps de TON gosse, de TON bébé, qui n’a même pas fêté ses 12 ans. Le temps que tu t’en rends compte, elles sont déjà bien installées.

Moi qui pensais être large, moi qui pensais pas avant 14 ans.
Ne me demandez pas pourquoi 14 ans, je ne sais pas. C’est l’âge auquel je m’étais préparée, pour avoir le temps de digérer tranquillement l’entrée au collège, le début de l’indépendance …

J’avais tout faux !

Tout arrive plus vite, et là :
Cette petite phrase que l’on te glisse doucement à l’oreille quand tes enfants sont petits, raisonne en toi quand ils grandissent.

Petit enfant, petit problème
Grand enfant, grand problème

Alors au début, rien que de tout petit changement presque imperceptible pour toi, puis arrive le raz de marrée.

ATTENTION aux vagues ! La vague que tu te prends en pleine gueule, celle qui te fait boire la tasse, celle qui te laisse le souffle coupé, de voir ton bébé grandir trop vite, de rentrer trop tôt dans cette crise d’ado.

Avant tu savais comment discuter avec ton enfant, tu savais quand ça aller et n’aller pas, tu connaissais tous ses copains sans exception. Il était heureux et te sautait dessus à la sortie de l’école, te racontait sa journée…

Mais ça s’était avant la crise d’ado !

Maintenant, tu dois accepter de n’être que la méchante qui pose des limites sur tout, accepté d’avoir en face de toi un « tout-mou » qui râle et souffle dès que tu lui demandes quelque chose d’insurmontable, comme mettre la table. D’avoir une tornade à la maison, dès que tu oses poser une question ou même dire quelque chose.

Bon, ça a aussi des avantages

Histoire que tu puisses tenir plusieurs années :

  • Tu peux enfin te lever avant ton gosse le week-end, tout en faisant une grasse mat et avoir le temps de prendre ton café tranquille, avant de voir l’ado se lever (Oui je sais, ça fait rêver quand tu n’as que des petits à la maison).
  • Il est assez grand pour aller faire les courses.
  • Tu as des sujets de conversation différents, ça change de Tchoupi !
  • Tu deviens une pro de la négociation et de la gestion de crise.
    (Note à moi-même : pensez à l’ajouter dans mes compétences sur mon CV, ça peut toujours servir en entreprise)
  • Il y a certainement d’autres avantages, mais je ne les ai pas encore remarqués.

Pour finir en beauté, comme une crise d’ado n’arrive jamais seule, n°2 démarre encore plutôt que son frère. 

Ça doit être contagieux, je ne vois que ça !

Algodystrophie, mon amour !

Algodystrophie, mon amour !

Cela fait maintenant plusieurs mois que tu t’es invité dans ma vie, toi mon algodystrophie.
Comme une histoire d’amour qui s’impose à moi, je n’ai d’autres choix que de t’accepter.

Alors comme dans les contes, tout commence par il était une fois :

Notre rencontre

Un accident de la vie, tu m’es tombé dessus par hasard, rien ne laisser présager notre rencontre au détour d’une marche.
En un éclair, tu t’imposes à moi, comme un coup de foudre qui laisse sans voix.
Tu as marqué ce jour-là au fer rouge.

Tout démarre par une phase chaude entre nous.
Comme un amant tu te caches, reste discret, te dévoile progressivement chaque jour un peu plus. Tu laisses planer le doute sur notre relation, chacun se demande si c’est bien toi, si tu t’installes, ou si tu ne fais que passer au loin sans t’arrêter.

Personne ne comprend notre relation, l’incompréhension se lit sur les visages. Nous faisons pourtant connaissance, je ne le sais pas encore mais tu fais déjà bien partie de ma vie, et l’on va faire un bout de chemin ensemble.

Comme un amant possessif

Tu exiges beaucoup de moi.
Pour garder le contrôle, ta meilleure arme est la douleur. Elle m’accompagne en permanence, sans répit. Tu m’enfermes dans ce corps douloureux, hantes mon corps et mon esprit, qui te sont devenus fidèles, malgré moi.

Tu as pris possession de mon corps et me rappelles à toi en permanence.  Je suis comme emprisonnée, je voudrais m’échapper. Alors pour me retenir, tu me couvres de cadeau : pilules de toutes les couleurs, bas, béquilles, et maintenant ce fauteuil.

On s’installe ensemble

Je commence à te connaître, tu me dévoiles tes côtés plus froid, plus glaçant. Notre vie est bien rythmée, calée sur un emploi du temps précis. Nous sortons beaucoup, rencontrons beaucoup de monde, qui étudie, analyse et tente de décrypter notre histoire.
Elle a fini par s’imposer aux autres, ils n’ont plus le choix, ils doivent reconnaître notre union.
Tu as maintenant un nom : Algodystrophie. Notre couple est enfin officiel, reconnu de tous.

Notre relation évolue

Chaque jour et chaque nuit, tu partages ma vie, notre vie commune évolue au fil des crises. Par chance, de temps en temps, tu m’accordes quelques heures pour souffler un peu. Tu lâches du lest à la douleur, mais c’est pour mieux reprendre les rênes ensuite. Tu mènes la danse et je n’ai d’autres choix que de suivre tes pas et ton rythme.

Beaucoup de monde gravite autour de nous, chacun à sa manière tente de nous séparer.
Mais tu t’accroches, tu ne te laisses pas faire, hors de question pour toi de partir comme ça, de me laisser maintenant.

Comme toute histoire d’amour

Il y aura une fin, en attendant on va faire un bout de chemin ensemble.

Mais je dois te l’avouer, plus il sera court, plus je t’en serais reconnaissante.
Tu es trop possessive pour moi, je ne peux m’épanouir dans ce type de relation toxique.

Et promis, le jour où tu me quittes, je ne t’en voudrais pas, bien au contraire, je ne verserais pas larme, je ne serais pas triste. Je reprendrais ma vie en main vers de nouveaux projets et cette fois à mon rythme.

 

Alors je te le dis à toi, mon algodystrophie,

surtout, n’hésites pas un seul instant, quitte-moi !

A minima

A minima résume assez bien ma présence sur le blog depuis des mois. Mais pas seulement, nous avons bien passé le cap pour 2017, une nouvelle année pleine de promesses, mais 2016 a laissé des séquelles. Ce début d’année a bien du mal à démarrer avec les casseroles de l’année passée qui se trainent.

  • Et pourtant tant de choses en ce moment
    Entre mes nouvelles copines qui ne me quittent plus (autrement appelée béquilles), les enfants qui grandissent trop vite, le boulot quand j’arrive à m’y rendre (toujours à cause de mes copines) et la vie courante dont la paperasse (joie, bonheur de l’administration).

    Il y a de quoi occuper des journées entières.

  • Et pourtant tant de brouillons en attente pour le blog
    38 actuellement, Nouveau records ! avec quelques perles datant d’au moins 2 ans, toujours surprenant de les relire. Brouillons toujours en attente de relecture ou de complément ou simplement d’être rédigé.

    Faites votre choix, il y a de quoi faire.

  • Et pourtant tant de points sur ma To do list
    qui s’allonge un peu plus tous les jours.

    C’est bizarre cette proportion à s’allonger et à ne jamais diminuer.

A minima mais pas pour tout non plus.

 

Alors pas vraiment de culpabilité, plus de la procrastination pour le non obligatoire. Marre de faire semblant, de me conformer à une société qui ne me ressemble pas.

En 2017, je me recentre sur l’essentiel et sur mes envies et j’arrête de me mettre des boulets aux pieds, vraiment pas pratiques (avec les béquilles) pour avancer.

Et au lieu de critiquer et de râler, je décide d’agir !
Attention, pour le râler qu’on soit bien d’accord, ce n’est pas une bonne résolution, car je sais déjà, que je ne la tiendrais pas, j’aime trop ça ! mais un peu moins et plus d’action, ça serait pas mal.

Et pour finir ce billet, qui n’a plus vraiment la tournure de ce que j’avais en tête en départ. Je profite d’être large sur le timing (Comme d’hab ! Me direz-vous !).

Pour vous souhaiter à tous une excellente année 2017

Évidemment je suis large, on est le 31 janvier et il me reste donc quelques heures avant février pour souhaiter mes voeux 😉 Alors bonne année !!!

URGENCE ! Une mère que l’on met à la rue avec ces deux filles

On croise tous les jours des tas de personnes sans rien connaître de leur vie.

Leur sourire, leur dire bonjour et passer son chemin. Tant de personnes dont on ne sait rien, mais qui font partie de nos vies.

On les croise à l’école des enfants, au travail, sur nos trajets quotidiens.

Et puis un jour, un peu sous le choc, tu apprends des morceaux de leur vie.
On nous alerte sur une situation familiale difficile  (une parmi tant d’autres me direz vous).

Mais cette fois, c’est si proche, ça se passe là dans l’école de mes enfants.

Une mère que l’on met à la rue avec ces deux filles en plein mois de novembre,

car elle ne rentre pas dans les bonnes cases de notre chère administration.

Alors nous parents, on se mobilise comme on peut et on crie pour qu’une solution soit trouvée.

URGENCE ! Besoin d’un hébergement pour 2 petites filles et leur maman !

Cette Maman élève seule ses deux filles 7,5 ans et 10 ans (son mari est décédé il y a quelques semaines). La plus grande est atteinte d’une leucémie, actuellement en voie de rémission, mais elle est toujours suivie au Centre Léon Bérard car elle n’est pas à l’abri d’une rechute.

Les deux enfants sont scolarisées depuis septembre 2015 dans le 7ème arrondissement de Lyon.

La famille, originaire de la République démocratique du Congo, a déposé une demande de titre de séjour et est présente légalement sur le territoire.

Cette famille a BESOIN D’URGENCE D’UNE SOLUTION D’HÉBERGEMENT.
Pas plus le 115 que les structures publiques ne peuvent les accueillir et elles vont se retrouver dehors.

Si vous avez des contacts, des bonnes idées, ou juste l’envie de partager,

on est preneur pour trouver une solution pour cette famille.

Merci 😉

Au secours ! On déménage dans quelques jours.

Au secours ! On déménage dans quelques jours.

Et quand on est bordélique comme moi ! Je garde tout ou presque, ça devient vite un cauchemar géant.

 

Au secours on déménage Cartons

 

Étape n°1 : Trier

 

Moment de nostalgie, quand tu te mets à trier un carton (pas déballé faut-il le préciser !) de ton précédent déménagement ou de celui devant, d’ailleurs je ne sais plus très bien. Bon, quoi qu’il en soit, au moins maintenant c’est fait, « mieux vaut tard que jamais ».

Quelques voyages à la déchetterie plus tard, ça fait du bien et de la place.  Je tairais le nombre précis de voyage à la déchetterie, mais avec une mam’zine bordélique, mon ancien atelier (que je n’avais jamais trié) et trois enfants, je t’assure que ça en fait pas mal.

L’organisation est donc le maitre mot de ce déménagement. Heureusement Pap’zine veille aux grains sur les cartons ! Normal c’est lui qui les porte :-).

 

Étape intermédiaire : nouvel appart

 

Petit rafraichissement de notre nouveau chez nous.

Refaire murs et plafonds, ça prend du temps, des amis, quelques pauses avec quelques bières. Il a bien  fallu rafraichir nos bénévoles mais toujours avec modération, attention aux finitions de ma peinture ;-p.

 

Étape n°2 : Cartons

 

Carton, scotch et marqueur deviennent mes meilleurs amis du moment ou pas, j’ai horreur de faire les cartons.

Et puis faire pour défaire, quel est l’intérêt. OK je sors, je retourne à mes cartons.

 

Étape n°3 : le jour des gros bras

 

A cette étape-là, si j’ai survécu jusque-là dans ce déménagement, je passe mon tour. Oui il en faut pour tout le monde ! Et mes petits bras ne sont pas de ce qu’on pourrait qualifier de musclés.

 

Entre tout ça, il faut :

 

Bien sur, gérer les 3 nenfants au milieu de la peinture et des cartons, l’école et les devoirs pour les nenfants mais aussi pour moi (oui, même à l’école des grands y a des devoirs !), les activités, la vie du quotidien …

Il y a aussi la « to do list » interminable du déménagement en lui-même : EDF, eau, assurance, internet, poste, changement d’adresse …

 

Bonus :

 

Le détail qui tue : 6 étages avec un ascenseur microscopique.