Le sexisme ordinaire bien moins choquant qu’une affiche de prévention

Le sexisme ordinaire bien moins choquant qu’une affiche de prévention

Aujourd’hui sur mon fil d’actualité Facebook, je tombe sur une merveilleuse réponse à une question débile d’un twittos qui réagit à ces affiches.

dernière campagne sur la prévention du Sida

Mais comment vas t’il expliquer ça et sa fille de 8ans.

 

Expliquer simplement que deux adultes qui s’aiment doivent se protéger.

 

Oui, on peut répondre simplement aux enfants qui poseraient des questions sur cette campagne d’affichage, sur la sexualité, sur l’homosexualité. La réponse est géniale vous pouvez la lire là sur le profil d’Amélie Borgese.

 

Une autre image choque

 

Aussi et encore ! mais crée bien moins de polémiques ou de débat. Peut-être parce que c’est une grande marque.

 

Mais surtout parce que c’est du sexisme ordinaire

 

sexisme ordinaire dans la pub

 

Il est habituel de voir ce genre de pub. Il est habituel d’entendre  des réflexions sur le ton de l’humour  (paraît-il) qui sont humiliantes et dégradantes pour la femme.

je sais de quoi je parle, je ne boss qu’avec des hommes. Je sors d’une formation professionnelle ou 70% des effectifs étaient des hommes.

Alors pour ne pas être là chieuse ou la coincé de service tu finis par rire à leurs blagues. Tu ne réagis plus aux commentaires qu’ils font sur les nanas qui passent devant eux comme des bouts de viande. Tu en viens même à être cynique et te surprends à faire toi aussi des réflexions.

 

Mais ce n’est pas comme cela que les choses vont bouger dans le bon sens.

 

Ne supportant plus cette banalité, je réagis parfois de façon virulente, ce qui surprend autour de moi, mais je ne peux plus faire comme si c’était normal.

Voilà comment je vais tenter d’expliquer à mes garçons et à ma fille le sexisme ordinaire pour les mettre en garde contre cette banalisation.

 

A mes enfants

 

Osez être différents des autres, osez dire que ce n’est ni drôle, ni cool de parler comme ça d’une fille ou même d’une personne différente des autres. Soyez forts et si la situation vous semble injuste humiliante ou dégradante affirmer le haut et fort.

Ne rentrez pas dans ce jeu-là pour vous intégrer plus facilement à un groupe. Ne rentrez pas dans la banalisation créée par notre société.

Soyer libre d’être et de faire ce que vous voulez sans vous cantonner aux réflexions de la société.

Vous avez autant de respect à attendre des autres pour vous que vous devez en avoir pour autrui peu importe son sexe sa couleur ses faiblesses ou encore ses attirances.

URGENCE ! Une mère que l’on met à la rue avec ces deux filles

On croise tous les jours des tas de personnes sans rien connaître de leur vie.

Leur sourire, leur dire bonjour et passer son chemin. Tant de personnes dont on ne sait rien, mais qui font partie de nos vies.

On les croise à l’école des enfants, au travail, sur nos trajets quotidiens.

Et puis un jour, un peu sous le choc, tu apprends des morceaux de leur vie.
On nous alerte sur une situation familiale difficile  (une parmi tant d’autres me direz vous).

Mais cette fois, c’est si proche, ça se passe là dans l’école de mes enfants.

Une mère que l’on met à la rue avec ces deux filles en plein mois de novembre,

car elle ne rentre pas dans les bonnes cases de notre chère administration.

Alors nous parents, on se mobilise comme on peut et on crie pour qu’une solution soit trouvée.

URGENCE ! Besoin d’un hébergement pour 2 petites filles et leur maman !

Cette Maman élève seule ses deux filles 7,5 ans et 10 ans (son mari est décédé il y a quelques semaines). La plus grande est atteinte d’une leucémie, actuellement en voie de rémission, mais elle est toujours suivie au Centre Léon Bérard car elle n’est pas à l’abri d’une rechute.

Les deux enfants sont scolarisées depuis septembre 2015 dans le 7ème arrondissement de Lyon.

La famille, originaire de la République démocratique du Congo, a déposé une demande de titre de séjour et est présente légalement sur le territoire.

Cette famille a BESOIN D’URGENCE D’UNE SOLUTION D’HÉBERGEMENT.
Pas plus le 115 que les structures publiques ne peuvent les accueillir et elles vont se retrouver dehors.

Si vous avez des contacts, des bonnes idées, ou juste l’envie de partager,

on est preneur pour trouver une solution pour cette famille.

Merci 😉

De nouveau l’horreur, le deuil, l’indignation

De nouveau l’horreur, le deuil, l’indignation

Je me suis levée un samedi matin, encore dans le brouillard. Comme chaque matin, j’allume la radio et la machine à café.

Bourdin, un samedi matin à la radio, me fait douter :

  • Me serais-je plantée de jour ?
  • Serions vendredi matin ?
  • Serais-je vraiment à la bourre ?

Non rien de tout cela, mais l’horreur là, à la radio.

Je suis restée sans voix, j’ai lu les réseaux sociaux, les médias en ligne pour tenter de comprendre.

peace_paris

 

J’ai eu peur, une angoisse au plus profond de moi qui monte.

 

Comment vont mes proches à Paris ?

Il est 8h25, j’ai besoin d’entendre leur voix, tant pis si je les réveille, je ne peux pas rester dans cette angoisse (oui c’est égoïste, mais la peur est trop forte).

J’arrive à joindre ma soeur, je suis soulagée, elle va bien.

L’attente commence pour mon meilleur ami, qui ne répond pas.

J’essaie de contrôler mon angoisse, de me dire que c’est habituel chez lui de laisser trainer son téléphone en silencieux dans un coin de son appart. L’attente et l’angoisse prendront fin vers 15h. Je suis soulagée tous mes proches vont bien mais le malaise en moi reste là, au plus profond de moi.

 

Un samedi sans voix, il a pourtant fallu trouver les mots pour les enfants.

 

Ils ont interdiction de changer de chaine à la télé

Pourquoi ?

Car les images peuvent être violentes, car j’ai peur des images à la télé, car moi même je ne suis pas encore prête à voir les fusillades.

Je tente de trouver les mots, de leur expliquer. Je réponds à leurs questions, j’essaie de ne rien cacher.

J’essaie aussi de mettre aussi de l’espoir dans mes paroles, car ils sont l’avenir de notre pays, de nos valeurs.

 

Une journée de câlins aussi,

 

mamzine_HUG_nov_2015

Ce besoin de se rapprocher, de se retrouver, de se toucher. Les larmes coulent mais je veux garder aussi mon sourire pour mes proches, pour les gens que je croise même si je ne les connais pas.

Un dimanche matin, toujours sous le choc, mais arrive le besoin de poser des mots, d’écrire, de vivre, d’envoyer de l’amour, des câlins, des bisous.

Nous ne vivons pas au pays des bisounours, je le sais, mais ce matin je veux de l’amour, de la solidarité, de la bienveillance, pour faire face à cette horreur.

La peur, l’angoisse ne doivent pas prendre le dessus, plus facile à dire qu’à faire, mais nous devons garder la tête haute, se rappeler ce que nous avons ressenti le 11 janvier dans cette foule immense, unis face au pire.

#hug #solidarité #NousSommesUnis

Refus de l’échec scolaire

Refus de l’échec scolaire

Ah notre chère Éducation Nationale qui laisse chaque année environ 20% de ses élèves sur le bord de la route, ces enfants classés dans cette petite case -> l’échec scolaire.

 

Oui oui tu as bien lu,

 

c’est bien 20% soit 150 000 jeunes qui chaque année sortent du système scolaire sans diplôme.

Alors pour lutter, interpeller, crier haut et fort que non, ce n’est pas possible de laisser faire, qu’il faut arrêter les belles paroles et passer aux actes. Il y a la journée nationale du refus de l’échec scolaire.

Et c’est aujourd’hui

refus de l'échec scolaire

Parce que nous pouvons tous, un jour être confrontés à l’échec scolaire

  • Parce que nos enfants sont différents
  • Parce qu’ils ne rentrent pas dans les bonnes cases
  • Parce que les enseignants ne sont pas assez soutenus et formés
  • Parce qu’il n’y a aucune cohérence entre les politiques et la vraie vie
  • Parce qu’il y a tellement d’autres raisons.

Partageons tous, l’importance d’une éducation accessible à tous.

Que chaque enfant puisse trouver la voie qui lui convient, car c’est là tout l’enjeu.

Pour trouver plus d’info, c’est par là ->  http://www.refusechecscolaire.org/

A la mode des dys

A la mode des dys

Il y a un an et demi, j’écrivais cet article Dys : c’est à la mode. Il y a quelques jours un gentil commentaire arrive sur ce post, pour répondre je relis mon article qui commence à dater et me replonge dans cette partie de ma vie.

Coïncidence ou pas, le lendemain on me dit:

« c’est à la mode, tous les enfants seraient dys, s’ils allaient chez l’orthophoniste, c’est un vrai business ».

 

Coup de poignard en plein cœur,

 

je ne pensais plus entendre cette phrase dans mon entourage. Mais là c’est le père de ma fille, on sortait d’un compte rendu de bilan.

Je mets ça sur le compte du choc de l’annonce, des mots lourds de sens entendus. Mais cela reste dur à entendre pour moi, tous ces a priori sur les dys.

Est-ce qu’on est aussi dur avec tous les parents d’enfants différents, d’enfants qui ne rentrent pas dans les cases, d’enfants handicapés physiques ?

J’essaie d’entendre ce qui ce cache derrière cette phrase, de comprendre la peur de l’enfant différent, je suis passée par là aussi (il ne faut pas que je l’oublie), mais c’est épuisant d’expliquer encore et encore. Il faut d’abord de la pédagogie, ensuite de la pédagogie et encore de la pédagogie.

 

On se justifie aussi

 

C’est peut-être le plus dur, de devoir se justifier sur le fait d’avoir des enfants différents (pourtant on y pas pour grand chose sauf peut-être nos gênes).

Parce qu’élever des enfants différents qui ne rentrent pas dans les cases, c’est tous les jours contourner les obstacles, mettre en place des aménagements, trouver des professionnels compétents, c’est accepter d’avoir des enfants qui n’y arrivent pas, c’est accepter d’avoir des enfants qui fonctionnent différemment (ou à l’envers des autres) et de tout tenter pour comprendre leur propre fonctionnement, c’est aussi avoir des enfants très surprenants (dans le bon sens du terme), car il n’y a pas que du négatif bien au contraire.

Certes ils sont dysférent, ne fonctionnent pas comme les autres, mais ils sont extraordinaires et ça je n’en doute pas une seconde.

Ils ont tué bébézine, maintenant ils l’enterrent

Ils ont tué bébézine, maintenant ils l’enterrent

Un simple message sur Facebook, qui rend triste, qui met en colère.

message bebezine

 

Voilà plus d’un an que la version magazine de bébézine a disparu. Pour nous faire passer la pilule, pour ne pas « fâcher » son lectorat, ses annonceurs …

 

Ils l’ont d’abord transformé.

 

Pour se consoler, pour trouver des raisons à ce changement, on pouvait se dire qu’après 7 ans, bébézine avait grandi et évolué vers autre chose.

Bébézine est donc devenu un semestriel, mais a perdu son âme au passage. Dans ces 2 numéros par an, les articles, les dossiers ont disparu pour laisser place à un annuaire (utiles certes) mais cela ne ressemble plus au magazine qu’on aimait tant, l’essence même du mag a été enterré en mai 2014.

 

Quelques mois après,

 

la direction a pris un nouveau virage: bébézine est devenu un simple logo sur les guides Tribune de Lyon à destination des parents. Mais non, il ne suffit pas d’apposer un logo sur une couverture pour faire vivre bébézine.

Ils l’ont tué doucement à petit feu, sans avoir le courage de l’admettre au départ.

 

On se consolait alors avec le site web

 

qui lui à perdurait encore même à bout de souffle, l’âme était là, celle d’une information de qualité pour les futurs et jeunes parents de la région. Bébézine ne vivait que pour informer ses lecteurs, pour les aider dans la jungle de la maternité et de la parentalité.

Mais aujourd’hui, même le site n’existe plus.

 

Ils ont tué bébézine, maintenant ils l’enterrent