Me revoilà dans mon top des phrases à ne pas dire aux parents d’enfant dys.

« Faut dire qu’il pourrait faire plus d’efforts à l’école/ pour faire ses devoirs, il n’est pas très motivé. »

Mon explication très diplomatique : aujourd’hui la plupart du temps, je ne réponds rien, fait un signe d’acquiescement de la tête et tourne les talons. Quand on revient à la charge sur ce sujet, pas très motivé, plus d’efforts oui bien sûrs mais je comprends le découragement. Quand chaque jour tu essaies de faire la même chose et que chaque jour tu n’y arrives pas, que cela fait plusieurs années qu’on leur dit qu’ils sont nuls et bien comme tout être humain, tu abandonnes et passes à autres choses. Le plus difficile c’est d’entendre cette phrase dans la bouche de proche.

Et ce que j’ai très envie de répondre : Oui pas motivé et alors, ça sert à quoi d’apprendre des poésies par cœur. A rien cela n’améliore pas la mémoire (oui oui, des recherches en psychologie cognitive l’ont prouvé).

Ça sert à quoi de pourrir les soirées avec des devoirs qui sont illégaux. Oui toujours une petite loi en vigueur, qui interdit les devoirs à la maison.

Et puis 20 minutes de devoirs ça suffit, pourquoi il devrait faire 2h de devoirs alors que les autres gamins font ça en 5minutes. Si il n’y arrive pas, pourquoi continuer et finir en crise. Pas très productif tout ça.

Et il en fait déjà beaucoup plus que les autres la semaine (orthoptiste, orthophoniste, aide perso…), avec une vraie motivation pour progresser et des progrès à la clef.

Conclusion : La motivation est une question de point de vue. Le découragement aussi. Mettez vous un peu à la place de ces gamins qui font beaucoup plus que les autres la journée, alors oui y a des moments ou ils n’en peuvent plus et paraissent démotivés mais sont juste HS.