Dans un couple, il y a toujours un deux des parents qui craquent plus facilement aux demandes des nenfants. L’un des deux est moins patient, crie plus… Mais quand le couple n’existe plus, qu’il y a séparation c’est encore plus évident.

Il y a le bon et le méchant parent.

Moi je suis la méchante, celle qui dit NON, celle qui ne cède pas, celle qui pose des limites très claires, trop claires.

Oui ! Un vrai tyran ! Selon les gosses :

Je fais que des trucs pour les empêcher de vivre leur vie.

Dixit eux-mêmes

Pas toujours évident d’être le méchant parent, celui qui ne lâche jamais, qui ne peut jamais lâcher. Car il faut contre-balancer, poser les limites dont ils ont besoin, mais un tel déséquilibre est loin d’être facile à gérer tous les jours.

C’est usant à la longue

D’être celui qui s’en prend plein la gueule, parce que chez l’autre parent c’est tellement mieux, moins de contraintes, de limites, tout est permis ou presque.

Je suis fatiguée et j’en ai marre d’être celle qui joue le mauvais rôle. J’aimerais être le bon, chez qui tout est simple, chez qui tout ressemble à une fête foraine géante avec des pass illimités (histoire que je ne sois pas radine en plus).

J’aimerais tout lâcher, dire OUI à tout, être la plus cool, être celle avec qui on passe son temps à rire, à jouer, à faire plein de trucs exceptionnels. Celle qui ne se soucie plus du futur, des limites … Ne plus gérer les crises, laisser faire, laisser couler les choses …

50/50 ? Autorité parentale partagée

Partage pas vraiment équitable quand il y a le bon d’un côté, chez qui sont les meilleurs moments et le méchant de l’autre avec les limites, qui permettent de grandir à peu près équilibré. Parie sur l’avenir, on ne connaîtra le résultat que dans quelques années.

Mais les limites, l’éducation, les gosses ils s’en foutent, leur avenir c’est loin, seul le moment présent compte.

Et là tu vois Mam et bien t’es vraiment pas cool !!! Alors que chez …

C’est un partage quand même me direz-vous ! Mais de temps en temps, il serait bon de revenir à un minimum d’équilibre.

Ne pas lâcher

Baisser les bras et céder pour avoir le bon côté,  être le bon parent, c’est tentant ?

Mais si je lâche, qui pose les limites, qui respectera le temps dont ils ont besoin pour se construire avec les limites qui vont avec. Il faut tenir bon, trouver comment contourner les obstacles et avec l’adolescence qui commence à pointer le bout de son nez, c’est encore moins facile d’avoir des bons moments, de la complicité.